À ma grande joie, j’aurai vécu tout ce mois d’avril 2026 en m’imprégnant de l’incommensurable (j’exagère à peine) richesse des bibliothèques et de leur offre de services. Et sans l’avoir prémédité, je réalise que j’ai célébré ce 30 avril en partageant ma journée entre trois bibliothèques. Et en prenant le temps de diner avec la personne qui m’a inspirée la possibilité de tenir un blogue (coucou Carle!) Une journée parfaite pour conclure avril, quoi!
Au hasard du calendrier, j’avais en effet prévu cette journée-là un atelier de fabrication de macarons poétiques à la Bibliothèque de Rosemont (que j’ai adoré!) J’avais aussi à mon agenda un Apérilivres à la Bibliothèque Maisonneuve. Un rendez-vous mensuel que je ne manque plus, organisé en collaboration avec le Liseur public.


Et bon, comme j’avais du temps libre avant mon diner et que je devais monter la côte de toute façon pour me rendre dans Rosemont, je me suis dit : « Pourquoi pas faire un petit détour par la Bibliothèque de La Petite-Patrie? » Il faut peut-être spécifier ici que je montais la côte en vélo, ce qui représente quand même un effort…🚵♀️
Tout ça pour dire que le détour en valait la peine! Ne serait-ce que pour admirer la façade art déco de l’édifice construit en 1931 et qui devait à l’origine abriter un théâtre, une station de police et une caserne de pompiers. On y trouve donc aujourd’hui effectivement une caserne de pompiers, la Maison de la culture de Rosemont–La Petite-Patrie (qui était malheureusement fermée au moment de ma visite, pas le choix d’y retourner) et, bien sûr, la bibliothèque.

La section adultes se trouve au 2e étage, le rez-de-chaussée étant occupé par la maison de la culture et le 1er étage par la section jeunesse. D’ailleurs, je vous recommande fortement d’utiliser l’escalier pour ne pas manquer la bien jolie murale réalisée par l’artiste local Thaïla Khampo.

L’intérieur est aussi charmant que la façade, la bibliothèque s’étant installée dans l’ancien théâtre. Vous pouvez notamment y admirer Le théâtre de papier de Michèle Lapointe. La magnifique verrière occupe une grande partie du mur du fond, là où se situait à l’origine le rideau de scène et « suggère un nouveau rideau qui se déchire, révélant la mémoire du lieu et l’évolution de la pensée humaine, à laquelle on peut accéder grâce aux connaissances contenues dans la bibliothèque. » Quelle belle symbolique!


Un bel espace qui donne envie de se poser longuement pour lire! Des tables sont également installées le long des fenêtres si vous souhaitez vous poser plus confortablement pour travailler. Vous pourrez même opter pour un bureau vélo stationnaire si vous avez besoin de bouger!


Pour guider nos découvertes littéraires, l’équipe de la bibliothèque nous propose quelques sections intéressantes notamment une section Coups de coeur, qu’on aime toujours. Elle met également en valeur les autrices et auteurs du quartier avec la collection Plumes de Rosepatrie. D’ailleurs, pas besoin d’avoir été publié·e par un éditeur et de passer par le processus habituel d’acquisitions. Les nouveaux talents du quartier qui cherchent à rayonner peuvent simplement remplir un formulaire en ligne. C’est peut-être votre chance!



Une section met bien en valeur aussi l’initiative À go, on lit! , une idée originale de l’équipe du PREL, les Partenaires pour la réussite éducative dans les Laurentides. Vous aurez peut-être déjà aperçu leurs pastilles sur des livres. Sous le modèle des pastilles de goût, elles permettent de trouver facilement des livres qui correspondent à vos préférences : Boho-Romantico, Échevelé·e, Fouineur·se, Mains moites ou Surnaturel·le. Tu ne connais pas encore ton genre? Fais le quiz! Ça s’adresse surtout aux jeunes, mais on peut toujours y faire des découvertes.


Et il y a une sélection qui m’a fait bien plaisir : « Sur deux roues » qui met en vedette le vélo. Et une autre qui a piqué ma curiosité en nous présentant le jaspage, un art ancien qui consiste à couvrir les tranches des livres pour les protéger et les embellir. Jolie! 😍


Comme plusieurs bibliothèques du réseau, celle de La Petite-Patrie offre le prêt d’instruments de musique, de jeux (incluant des quilles Mölkky!) et casse-tête, de billets de musée et une grainothèque. Élément plus exceptionnel que je n’ai vu nulle part ailleurs pour l’instant : le prêt d’équipement de mise en conserve!




Et nous voilà en mai, mois de la BD! J’espère que vous en profiterez pour découvrir ce merveilleux univers. D’ailleurs, je serai bénévole pour le Festival BD de Montréal cette année, passez me voir! Ça se passe du 15 au 17 mai 2026, sur la rue Saint-Denis, entre Gilford et Roy. À bientôt!




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